STALAG IIB   HAMMERSTEIN,   CZARNE en POLOGNE

CAMP de PRISONNIERS de GUERRE 1939-1945 en POMERANIE

 

Photos et informations transmises

par son fils Michel BONNEL

 

 Matricule 61 912

René BONNEL

 

BONNEL René né le 10 février 1908 à Boulc 26 . Prisonnier de guerre. PK  N° 61 912  / 60

 

Après des manœuvres à Embrun  ‘Hautes Alpes’, la mobilisation générale est décrétée le 2 septembre 1939. ‘La drôle de guerre‘ va durer huit mois. Le 10 mai 1940  les troupes allemandes envahissent la France  notamment par les ARDENNES, SEDAN c’est la percée.

Il a 32 ans au début des hostilités, marié père de deux enfants.

 

Il est fait prisonnier à Chalon en Champagne  autour du 20  mai 1940.

Envoyé en renfort avec son régiment contre l’attaque allemande à SEDAN, il arrive en train sous un bombardement intense de l’aviation ennemie.

Il se retrouve à trois soldats  dont un adjudant. L’avance des chars ne leur laisse qu’une seule alternative, celle de fuir devant l’avancée  ennemie. L’adjudant possède une carte avec l’implantation des dépôts d’essence français. L’initiative est prise de détruire  ceux qui se trouvent sur la route de leur retraite. Cette période, pour les historiens, sera appelée la DEBACLE. Elle jette sur les routes, civils et militaires.

 

Ivres de fatigue et affamés, ils atteignent Chalon en Champagne où épuisés, ils s’endorment alors qu’une âme charitable leur avait  fourni quelques subsides.

Le réveil est difficile sous la menace des fusils allemands. C’est la captivité qui commence, avec la marche forcée vers l’Allemagne.

Son compagnon  adjudant sera tué au bord de la route avec d’autres incapables de suivre le rythme imposé.

Quant à René, il échappera de peu  à la mort, prés de la frontière, pour être sorti de la colonne. Un gardien lui enfonce son pistolet sur le ventre et tire en l’air à cinq centimètres de son nez. Il s’était écarté de la colonne pour attraper une boule de pain qu’une femme à une fenêtre  lui lançait.   Le seul allemand pour lequel il ait gardé une haine tenace.

 

Il pèse 45 Kg pour un mètre soixante quinze quand il arrive au camp  IV B de Muehlberg / Elbe , situé à 80 Km de Lepzig. Il nous raconte, qu’il  avait du  manger de l’herbe, pourtant difficile à trouver dans un camp piétiné par des milliers d’hommes.

 

Huit mois après, le 30/01/1941, il  est demandé d’adresser, courrier et colis, au stalag IV F de Hartmannsdorf à Chemnitz  dans une fabrique situé en plein centre ville. Je ne connais pas la date de transfert vers Hammerstein, mais je pense que le séjour dans ce dernier stalag  a été de courte durée.

Le périple a été long jusqu’au stalag  II B à Hammerstein. La traversée de l’Allemagne, puis  une partie de ce qui est aujourd’hui la Pologne pour se retrouver entre la Vistule et l’Oder, en Poméranie orientale,  voilà  son calvaire le plus douloureux qui se termine.

 

Prisonnier au stalag II B situé aujourd’hui en Pologne, la ville est appelée Czarne sous l’occupation Allemande elle portait le nom de Hammerstein.  Son « kommando » travaille dans une ferme.

Il sera libéré le 14 avril 1945 par les troupes soviétiques.

Il rentre dans son village natal le 8 mai 1945 après avoir attendu son beau-frère Gaston MONNIER,  une journée en gare de Valence, qui comme lui rentrait de captivité du stalag  626 VI K  PK N° 13 271  Senne / Paderborn.

 

 

René  BONNEL est décédé en 1981 à Valence.

 

Michel son fils   18/05/2009

 

 

 

 

 

 

 

 stalag2b@free.fr                              site créé en août 2007