STALAG IIB   HAMMERSTEIN,   CZARNE en POLOGNE

CAMP de PRISONNIERS de GUERRE 1939-1945 en POMERANIE

 

Documents et texte transmis par son fils

 

Yves ESTIVALS

 

" J’ai décidé d’effectuer ces recherches en hommage à mon père, mais également pour que ma famille, mes enfants et les générations futures  n’oublient pas cet aïeul et  les milliers de prisonniers victimes de la  guerre. "

Gaston ESTIVALS

Matricule 71578

Né le 14 septembre 1913 à CRANSAC (12)

Décédé en avril 1985

Chauffeur mécanicien de profession, mon père fut mobilisé le 2 septembre 1939. Il fut affecté au 7ème régiment de Génie basé à Avignon, et partit en campagne le 7 septembre de la même année. Il occupa alors un poste de chauffeur de la 2ème compagnie, au sein du bataillon de pont n° 5, sous le matricule 1883, 2ème classe.

 

Le 29 mai 1940, à Laventie dans le Pas de Calais, il fut prisonnier avec l’ensemble de la compagnie.

 

C’est le 14 juin 1940 qu’il fut interné au stalag IIB à Hammerstein (aujourd’hui Czarne), en Poméranie.

 

De sa date de capture (29 mai 1940)  à sa date d’arrivée au stalag (14 juin 1940 selon une liste des autorités allemandes datées du 6 juillet 1940), ses journées n’ont été que souffrances dues à d’interminables marches en colonnes. Ce long périple à travers le nord de la France puis  l’Allemagne, sans quasiment ne rien manger ni boire, devint pour ces milliers de prisonniers un véritable calvaire, un cauchemar où tout n’était que souffrances physiques et mentales.

Comme la plupart des prisonniers de guerre, mon père fit partie de cette main d’œuvre gratuite contribuant à l’économie allemande.

 

Doté du matricule 71578, il fut d’abord employé dans une usine de  d’hélices d’avion à Stolp (aujourd’hui Slupsk en Pologne). Puis il intégra le kommando 751 à Sorchow (aujourd’hui Zoruchowo) dans une exploitation agricole où il passa la plus grande partie de sa période de captivité.

 

 

Libéré par les russes en mars 1945, il subit ensuite les formalités de rapatriement le 22 juillet 1945 au centre de Valenciennes dans le Nord.

Il retrouva son Aveyron natal fin juillet, début août.

 

Mon père, n’ayant jamais souhaité s’étendre sur sa période de prisonnier de guerre fait que, comme beaucoup d’entre nous, je manque cruellement d’éléments, et rend ainsi incomplet, le récit de son parcours.

 

Dans la CATHEDRALE de RODEZ, le don d'une association,

un superbe VITRAIL

 

 

 

 

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