STALAG IIB   HAMMERSTEIN,   CZARNE en POLOGNE

CAMP de PRISONNIERS de GUERRE 1939-1945 en POMERANIE

 

 

informations transmises par son petit-fils

 

Philippe LOILLIER-ILDEBRAND

 

 

page en cours

Jean LOILLIER

 

 

Mat 77320

 

 

BIOGRAPHIE

 

Jean LOILLIER est né le 1er décembre 1912 à CHALONS sur MARNE  (51). Issu d’une famille nombreuse, le petit Jean est confié à sa tante maternelle,  madame Marcelle ILDEBRAND épouse TEMPS. Par reconnaissance à sa tante, Jean associera à son nom de famille le patronyme d’ILDEBRAND. D’où le nom actuel de LOILLIER-ILDEBRAND portait par mon père et moi-même.

Jean LOILLIER apprendra la mécanique et se destinera au métier de mécanicien ‘’auto’’. Il roulera ‘’sa bosse’’ entre les villes de CHALONS sur MARNE, REIMS et NANCY où il fera la connaissance de ma grand-mère en 1938. Il exercera également la profession de moniteur d’auto-école.

Jean LOILLIER succombera,  le 14 août 1966 à l’âge de 53 ans, d’une attaque cérébrale consécutive aux privations et aux  mauvais traitements subis lors de sa captivité.

 

 

LE SERVICE MILITAIRE

Conscrit  de la classe 1932, Jean LOILLIER est incorporé le 16 avril 1934 à la Base Aérienne 111 de METZ-FRESCATY (57). Il sera affecté à la 4ème compagnie en qualité de mécanicien auto.

 

Jean LOILLIER à son incorporation, en 1934

 

Son livret militaire

 

Son permis de conduire militaire

 

 

Au printemps 1935, après un an de service, Jean sera renvoyé dans ses foyers à la suite d’une réforme médicale (pathologie ignorée).

Malgré cela, son livret militaire mentionne des  périodes sous les drapeaux de façons régulières jusqu’en 1939.

 

 

LA MOBILISATION

 

Le 26 août 1939, Jean LOILLIER est rappelé à l’activité.

Il est affecté à la Section de Commandement de la Compagnie ‘’Moto’’ du 106ème Régiment d’Infanterie de REIMS (51). Cette unité s’est couverte de gloire durant la ‘’Grande Guerre’’. Maurice GENEVOIX, l’écrivain, a été lieutenant  dans  ce régiment.

 

Commandée par le Lieutenant SALLE, la section sera dissoute le 12 novembre 1939 à CRAONNE (02).

 

 

 

La section du Lieutenant SALLE, le jour de sa dissolution

 

 

LA CAPTIVITE

 

Jean LOILLIER  est fait prisonnier le 4 juin 1940 à DUNKERQUE (59).

 

Les documents,  en ma possession,  ne font pas référence à son périple jusqu’en Poméranie, aucun camp de transit n’est mentionné.

 

Jean LOILLIER arrive au Stalag II B d’ HAMMERSTEIN où il deviendra le matricule N°77320.

 

A son arrivée au Stalag II B, il sera affecté, semble-t-il, au Kommando 993 à BUTOW-Poméranie

(actuellement BYTOW), petite ville  située  à  80 Kilomètres d’HAMMERSTEIN.

 

 

A Bütow

 

 

Bütow, le 14 avril 1941

Lundi de Pâques

Mention manuscrite au verso du cliché concernant

les personnes présentes

-         Edouard DEBERGHES mat n°77361

-         Jean VINCENT mat n°77391

-         Raymond RULLAUD mat n°77306

 

 

LE RETOUR

 

Jean LOILLIER est libéré par l’Armée Rouge le 7 mars 1945.

Au verso d’une photographie, il retrace succinctement son itinéraire de retour.

Stop (pouvant être  Stolpmünde) – Slarve (pouvant être Slawno) – Polnow (pouvant être Polanow)

Baldebourg  (pouvant être Baldenburg, actuellement Bialy Bor) – Hammerstein à pied

1 mois à Lössen (actuellement Loza)  à 9 kilomètres d’Hammerstein

4 mai, quittons Lössen, 1 journée par le train Hammerstein

Passé Slochaw  (pouvant être Schlochau, actuellement Czluchow)  arrêté 2 jours

 Könitz parti lundi 7 mai 1945

7 mai au soir Bromberg

Quitte Bromberg le 6 juin 45

 

Lille le 17 juin 1945

 

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