STALAG IIB   HAMMERSTEIN,   CZARNE en POLOGNE

CAMP de PRISONNIERS de GUERRE 1939-1945 en POMERANIE

HAMMERSTEIN,  position  du camp

 

lien avec les photos issues de la photothèque de la Croix Rouge et sur le mot CAMP

LE CAMP

informations générales,

son histoire.

« Stalag » pour les soldats et les sous officiers,

« Oflag » pour les officiers

« II » pour la région militaire 2,

située en Poméranie, du bord de la baltique de part et d’autre de l’Oder (Odra en polonais).  

Cette région comporte : 5 stalags et 2 oflags

« B » : les camps de chaque région militaire étaient désignés par une lettre.

Stalags :

IIA  à Neubrandenbourg

IIB à Hammerstein ( Czarne )

IIC à Greifswald,

IID Stargard (Stargard Szczecinski),

IIE à Schwerin (Skwierzyna).

Oflags : IIB à Arnswalde et IID à Gross-Born.

 

 

 

 

 

 

 

grâce à Marek Mozol et Paweł Słomian

 

à CZARNE, une exposition et des conférences sur "HAMMERSTEIN" et le STALAG IIB :

 " CZARNE  ma ville "

 

STALAG IIB HAMMERSTEIN

Souvenons-nous

«  Après 3 jours de voyage dans un train à bestiaux, nous arrivons sur le lieu  de destination. Nous approchons d’un terrain entouré d’une double clôture de barbelés où il y a plusieurs baraquements.

Sur le portail, l’inscription STALAG IIB… »

Pétales d’une rose blanche Stanisław Gryniewicz

 

Inauguration le 11 NOVEMBRE 2008

 

11 listopada 2008 r. odsłonięto tablice upamiętniające życie w obozie. Fot. Karol Dobień

 

 

CARTE TOPOGRAPHIQUE d' HAMMERSTEIN

 

 

 

 

A l’origine, ce camp était un lieu de formation de l’armée allemande.

Pendant la première guerre mondiale, il a été transformé en camp de prisonniers pour des soldats russes et polonais. En avril 1933, après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, il devient un camp pour prisonniers allemands, politiques ou communistes.

Pendant les années 1939-1945, des prisonniers de guerre de tous les fronts arriveront au camp.

En septembre 1939, les premiers sont des soldats polonais de  l’armée de Pomorze.

 

LE CAMP en JUIN 1940

 

 

(Dessins issus de l'Amicale du Stalag IIB " Le Lien ", consulté à la BNF par Philippe Guillotin)

    

En décembre 1940, 1691 prisonniers polonais sont enregistrés.

Tout au long de l’hiver 1940, très rude, ils seront logés sous tentes, dans la partie du camp qui servait aux rassemblements hitlériens. La construction des baraques se poursuivra jusqu’en 1941.

Le camp est divisé en deux : Nord et Est. Dans le 1er, des polonais, des français, des belges, des yougoslaves, des américains. Dans le 2ème, des italiens et des russes.

Le commandement du camp est situé au Nord. Le deuxième camp Est construit à partir de juin 1941, à 1,5 km du camp Nord, pour recevoir des soldats russes  capturés à Barbarossa. De juillet à décembre 1941, l’arrivée des prisonniers est massive dans un camp en pleine construction et installation.  Jusqu’en novembre 1941, ils sont pour la plupart dehors et se réfugient la nuit dans des trous de terre qui parfois s’effondrent sur eux. A partir de décembre 1941, ils commencent à s’abriter dans des baraques non chauffées, sans plancher, ni fenêtres. Les raisons principales de mortalité seront la famine, le froid, le manque d’hygiène, l’absence de soins.

En novembre 1941, une épidémie de typhoïde éclate au camp Est qui durera jusqu’en mars 1942.

40 000 à 50 000 prisonniers sont morts pendant cette période, enterrés dans des fosses collectives. Dans l’hôpital du camp, il mourrait jusqu’à 200 prisonniers par jour. L’administration du camp ne prendra des mesures de prévention qu’à partir du moment où l’épidémie gagnera des personnels allemands du camp.

Malgré le régime du camp et la faiblesse physique, certains prisonniers ont tenté de s’enfuir du camp et des kommandos de travail. Les gardiens pouvaient tirer sans somation. Ceux qui étaient repris étaient envoyés dans des sections disciplinaires, à  stutthof ou rogoznicy.

Tous les prisonniers de guerre sont administrés par l'O.K.W (Oberkommando der Wehrmacht). Au sein de chaque stalag, l’encadrement allemand se compose d’un petit nombre d’officiers, d’une administration et d’un corps de garde "les posten". Les conditions de captivité dépendent de la direction du camp et varient d’un camp à l’autre.

A leur arrivée au camp, les prisonniers sont immatriculés et en majorité répartis dans des kommandos.

 

Le stalag gère donc les prisonniers à l'intérieur de l'enceinte du camp et les kommandos de travail dispatchés à l'extérieur dans des exploitations agricoles, des usines ou des chantiers.

La vie au camp va peu à peu s'organiser. Selon leurs compétences, leur imagination, les prisonniers proposent leurs services. C'est le royaume de la débrouille avec rien. Il s'agit aussi de s'occuper. Il y aura des pièces de théâtre, des matchs de foot .

 

Il se met en place  une forme d'organisation française représentée par  « un homme de confiance » et son équipe (prévu par les art. 43 et 44 de la Convention de Genève). Il est  chargé de l’amélioration des conditions de vie du prisonnier de guerre. Il sert d'intermédiaire avec la direction du camp. Il supervise la distribution des colis Croix Rouge, personnels, Pétain, le courrier, les vivres, etc… Il visite les kommandos pour procéder aux distributions accompagné d'un garde. Il communique avec la mission du nom de "Scapini" à Berlin, l'ambassadeur envoyé par la France et  chargé de tous les problèmes relatifs aux prisonniers de guerre.

A partir du débarquement de juin 1944 en Normandie, le courrier devient très irrégulier voire inexistant. Les prisonniers s'inquiètent de l'avenir des évènements. A partir de juillet 1944, il semble que les communications avec leur famille soient coupées jusqu'à leur libération au printemps pour certains voire l'été 1945 pour d'autres.

  

L'évacuation des prisonniers est ordonnée par l'O.K.W.  au fur et à mesure de l'avancée des alliés.  L'armée veut garder sous la main des prisonniers qui peuvent servir. Les premières évacuations Est-Ouest devant les offensives de l'armée rouge ont lieu dès l'été 1944.

Le Stalag IIB, le camp même est libéré par l'armée soviétique le 9 mars 1945 ( témoignage Emile L. p. 119 Libération des camps, François Lannoy ) mais certains kommandos comme celui de Gut Breitenfelde seront  emmenés vers l'ouest  par les allemands dès janvier 1945 .

 

AUTRES SOURCES

 

(Source Denis.G)

 

" La ville d'Hammerstein a été prise par l'Armée rouge le 26/27 février 1945.

Le camp a servi après l'évacuation des prisonniers, de centre de regroupement de la division Charlemagne.

Certains prisonniers français ont refusé de quitter leurs Kommandos et se sont même battus contre les troupes soviétiques aux côtés des membres de la division Charlemagne : 2 morts retrouvés après les combats à Elsenau, les armes à la main.

Selon le site du Volksbund certains membres de la division Charlemagne ont été enterrés au cimetière Militaire d'Hammerstein comme : Labuze

 

  

Caricatures et dessin de Louis BOUREUX

http://jpbrx.club.fr/LB/in%20Pomern.htm

A VOIR de MAGNIFIQUES dessins et peintures de Louis BOUREUX prisonnier au IIB, IIC, IID.

72 caricatures rapportées des camps. A lire 2 articles impérativement.

 

A lire sur le site :

http://www.histoquiz-contemporain.com/portailhistoquiz/modules/news/article.php?storyid=146

 

Bataille De Poméranie

.........

17 Février 1945 :

Les volontaires français seront positionnés à la charnière de deux armées soviétiques en progression. Ils ont atteint Hammerstein entre Stettin et Dantzig, à cent kilomètres de la mer, convoi après convoi, et sont envoyés à la rencontre des unités blindées soviétiques sans avoir eu le temps de se regrouper et de recevoir leur équipement lourd.

22 Février 1945 :

Les premiers éléments du régiment 57 sous le commandement du Hauptsturmführer de Bourmont atteignent Hammerstein.

24 février 1945 :

2 jours plus tard, le régiment 58 arrive dans la ville. C'est alors que la campagne de Poméranie commence. Plus de cinquante chars soviétiques sont détruits en quatre jours. Le climat est encore affreux en ce mois d'hiver. Ils se déplacent uniquement à pied et personne n'a idée de la situation réelle en atteignant la ligne de front.

Dès le 25 février, les quatre bataillons d'infanterie de la Division Charlemagne sont disloqués et forces à retraiter plus ou moins dans le désordre, après avoir subi de lourdes pertes. Seul deux points de résistance demeurent, leurs défenseurs encerclés, à Barenhutte et Elsenau où de furieux combats continuent. La ligne de front n'existe plus. Jetés dans la bataille par éléments dispersés, ils ne peuvent pas constituer longtemps un front continu et sont rapidement débordés par les vagues russes. Il n'y a pas la liaison par radio entre les unités ou avec le QG, aucun appui d'artillerie, aucune intervention de panzer, aucun appui aérien. Même les liaisons avec les autres unités du secteur, qui sont censées être tenues par des volontaires Waffen SS lituaniens, se révèlent rapidement impossible : La plupart des unités lituaniennes, durement attaquées, retraitent également.

25 février 1945 :

Le Sturmbannführer Reybald arrive à Hammerstein avec le régiment 58.

Nuit du 25 au 26 février 1945 :

Le QG du régiment 57 est situé à Barenwalde. L’Obersturmführer Artus est tué avec son panzerfaust pendant une attaque de T34. Les deux bataillons du régiment 57 engagent une contre-offensive : L’Haupsturmführer Obitz (Vétéran de la LVF) réussit à occuper sans trop de difficultés le village de Barkenfelde. Fenet tombe sur les Russes qui occupent Heinrichwalde. Une de ses compagnies a atteint le centre du village mais les troupes soviétiques, trop nombreuses, menacent d'encercler le bataillon entier. Fenet doit se retirer. L'Untersturmführer Counil est tué d'une balle dans la tête. Obitz est encore attaqué à Barkenfelde et doit abandonner le village après des combats violents. Le bataillon Monneuse, du régiment 58 fraîchement arrivé joint le bataillon Obitz au croisement ferroviaire de Barenhutte, s'impliquant immédiatement dans les combats.

26 février 1945 :

Krukenberg et le reste du QG divisionnaire sont à Elsenau. Le deuxième bataillon du régiment 58, sous le commandement du HaupsturmfÜhrer Berret (vétéran de la LVF) arrive enfin à Hammerstein et se précipite au combat. Le QG de la division est attaqué par des T34, l’Obersturmführer Weber et sa compagnie de protection entrent en l'action.

Pire, les deux régiments de la Charlemagne sont enterrés au croisement ferroviaire de Barenhutte sous les coups de boutoir de deux brigades blindées et de quatre divisions d'infanterie ! La Charlemagne perd sa coordination. L’Obersturmführer Puaud tient la ville de Barenhutte avec trois mille hommes. L’Haupsturmfürher de Bourmont se précipite au nord pour atteindre Elsenau où se trouve le QG de la division. Elsenau est perdu malgré la destruction de trente deux chars russes. La retraite du QG vers la mer baltique, vers le nord, commence.

Nuit du 26 au 27 février 1945 :

Puaud et 3 000 hommes réussissent à s’échapper de Barenhutte et rejoignent le bataillon Fenet (Rgt 57) à Hammerstein puis se dirigent ensemble vers Neustettin. Là, ils retrouvent Bassompierre (vétéran de la LVF et de la Milice), Fayard qui commande la Flak (Vétéran de la Sturmbrigade) ainsi qu'environ cent W-SS français, arrivant juste de Wildflecken. La Charlemagne a déjà 500 morts, 1 000 disparus, sans mentionner les blessés.

28 février 1945 :

Les SS français marchent vers Belgard pour une réorganisation. Cependant, quelques hommes ont été laissés à Neustettin, un bataillon place sous les ordres d'un militant du PPF, l’Obersturmführer Auphan. Ces trois cents W-SS tiendront plus de douze heures et retarderont l'avance des Soviétiques. C’est seulement après que les Russes eurent pris la station ferroviaire que les derniers W-SS, appartenant à la Flak du Untersturmführer Fayard, retraiteront.

La Division Charlemagne arrive à Bad Polzin à pied et fait mouvement vers la mer baltique, direction Kolberg. Ils feront quatre-vingts kilometres en 24 heures. Les routes sont gelées, les coups de vent et les bourrasques de neige fouettent les hommes surchargés de matériel.

30 février 1945 :

Ils arrivent à Belgard, Christian de la Maziere s’en souvient dans ses mémoires : "Nous n’avions que peu de choses avec nous. L'armement, les provisions étaient restés à Hammerstein ". Quelques renforts arrivent : le bataillon de réserve de la Division venant de Greifenberg (Standartenführer Zimmermann). Krukenberg et le QG divisionnaire sont également à Belgard.

2 mars 1945 :

La Division est de nouveau réorganisée : Le Haupsturmführer de Bourmont commande le régiment de réserve.

Le Sturmbannführer Reybald prend en charge le "régiment De Marche" compose de deux bataillons, celui de Fenet et celui de Bassompierre. Les deux bataillons comptent 1 200 hommes organisés en huit compagnies.

Nuit du 3 au 4 mars 1945 :

Korlin est la ville à défendre, les deux régiments s’y installent.

La Maziere : "Nous avons pris un maximum d’armes légères, fusils et sturmgewher. Le plus lourd, mitrailleuses MG 42 qui, avec leurs munitions, pèsent 20 kilos."

Quelques unités perdent le contact tout en se déplaçant vers leurs positions. Une section de Waffen-SS (Obersturmführer Pinsard-Berthaz) s'est retrouvée combattant avec des W-SS hollandais. Les quatre bataillons engagent le combat, Reybald est sévèrement blessé (Croix de fer de 1ère classe). La bataille ne mène plus vers le nord mais vers le sud, vers Belgard. Maziere : "Les forces soviétiques arrivent maintenant en nombre. Elles avaient commencé, à l'est, à tester notre défense : elles ont solidement tenu. Il semble dorénavant qu'elles attaqueront par le sud-est. Les défenseurs de Belgard, nous venons de l'apprendre, retraitent. Les Français, qui ont combattu ici aux côtés des Allemands, se retirent vers Stettin, les renforts n’arrivant pas". Une percée doit être effectuée, Vaugelas devant, avec le personnel du QG aussi bien que le premier bataillon de Fenet. Les deux bataillons de réserve suivront (Bourmont et Puaud) et enfin le deuxième bataillon (Bassompierre) couvre l’arrière.

4 mars 1945

A 5 heures du matin, les chars soviétiques sont dans les banlieues de Kolberg. La Division Charlemagne et beaucoup d’unités allemandes sont prises dans un piège qui ressemble étrangement à celui de Dunkerque en mai 1940. La position évolue dangereusement pendant la matinée du 4 mars. Les chars soviétiques ne peuvent pas mener leur avancée vers le port. Après avoir isolé et encerclé Kolberg, ils se replient vers l'est pour réduire la poche qui s'est formée dans la région de Belgard et de Korlin "Vraiment, cela commence a être inquiétant. Il ne reste aucune sortie, à part un petit couloir, au nord-ouest, vers le QG de Krukenberg".

Nuit du 5 au 6 mars 1945 :

Entre 1 et 2 heures du matin, les SS du bataillon Fenet arrivent devant Belgard. Le ciel est illuminée comme en plein jour. La ville brûle. Les soldats de la Wehrmacht qui défendent cette ville autrefois calme combattent maintenant au corps à corps. Les rues sont encombrées de cadavres et de véhicules abandonnés sur lesquels les maisons s'effondrent. Dirigé par Krukenberg et Fenet, le bataillon suit sa route au sud-est, dans la direction de la base arrière de Greifenberg. Derrière eux, les trois autres bataillons suivent.

Vers 1 heure du matin, l’Oberführer Puaud décide d’essayer de rattraper l'avant-garde mais, au départ de Korlin, le régiment de réserve prend du retard. Plus de deux mille hommes piétinent dans la neige fondue. Les officiers essayent de reformer des sections et des compagnies. Le moral n'y est plus.

Le 2ème bataillon Bassompierre tient toujours Korlin. "Six heures, douze heures, vingt-quatre heures. Le soir tombe, néanmoins, nous avons compris que la fin approche. Les Russes qui ont attaqués de tous les côtés nous écraseront le jour suivant. Notre groupe avait subi de lourdes pertes : De 750, nous n’étions plus qu’environ 350 hommes ". Le bataillon a essayé de s’échapper via le chemin de fer Korlin/Belgard. Le bataillon sera dispersé, écrasé en dépit de toute l’énergie et le courage des vétérans de la LVF. Les Russes captureront Bassompierre le 17 mars.

6 mars 1945

Après avoir atteint Belgard, les hommes du régiment de réserve sous le commandement de Puaud et de Bourmont tirent profit du brouillard pour traverser une plaine. Mais le brouillard se dissipe très rapidement. Ils sont encerclés. La colonne de Puaud est détruite peu après 8 heures du matin, faisant face sans munitions à une unité d'infanterie et de chars russes. L’Oberführer Puaud est blessé à la jambe et disparaît comme de Bourmont, disparus pour toujours. Un ancien survivant se souvient :

"Environ trois mille hommes se trouvaient par un matin froid et pluvieux dans une forêt de pins, près de Belgard. Notre groupe a atteint une plaine couverte de neige. Les hommes épuisés ont marché dans un couloir d'environ quinze mètres. Soudainement, le soleil est apparu, absorbant la brume et les tirs ont commencés. Les Russes étaient là. Pris entre les deux feux, les soldats sont tombés ou ont tenté de fuir, une en arrière, l’autre en avant. Les officiers ont essayé de rassembler leurs troupes, mais ils sont tombés. Les tirs russes se sont rapidement concentrés. Fusils, mitrailleuses, canons légers, canons lourds, mortiers nous ont pris pour cible, la neige volait, déchirée et obscurcie par les explosions. Trop fatigués pour courir, trop nerveux pour se coucher, nous avons marché sans arrêter de tirer, nous relayant pour porter la mitrailleuse. Nous sommes parvenus à la lisière de la forêt. Regardant derrière moi, j'ai vu que la plaine, blanche quelques instants plutôt, était devenue noire. Les chars ennemis et l’infanterie la parcouraient, achevant les blessés."

Ce qui reste de la Division consiste en quelques groupes isolés et trois bataillons, un à Dantzig, un à Kolberg (totalement encerclé) et le 1er bataillon du Haupsturmführer Fenet, environ 500 hommes. Ils marchent pendant presque trois jours et atteignent la ville de Meseritz, la colonne s’est agrandie par l’arrivée de soldats isolés, de quelques étrangers mais également de Français. La division qui est maintenant réduite à un bataillon se réorganise à Meseritz. Le bataillon est constitué de 4 compagnies de 200 hommes chacune, plus de 300 isolés ont réussi à rejoindre la Division. Fenet est décoré de la Croix de Fer de première classe.

Pour les civils des villes telles que le Zarnefanz (Près de la plaine de Belgard), la colère russe sera terrible. Les habitants qui n'ont pas été abattus seront contraints au travail forcé.

7 mars 1945 :

Les Waffen-SS français se précipitent à Greifenberg où ils pensaient pouvoir combattre, mais c’est impossible, les Russes sont partout et avancent trop rapidement. Pour échapper à l'annihilation pure et simple, il est nécessaire de retraiter vers la mer Baltique. Combats encore à Gorke, encore des morts, toujours ces femmes violées et ces vieillards torturés à mort par les Russes. Les Français ne peuvent plus rien pour les Poméraniens.

8 mars 1945

Anniversaire du Gruppenführer Krukenberg. Le bataillon avance vers Zapten, les W-SS sont affamés et souffrent de la dysenterie.

9 mars 1945

La mer est enfin en vue, le bataillon se fractionne en deux : une partie vers Horst et les autres vers Rewahl.

11 mars 1945

Les troupes russes sont signalées partout. Menace à nouveau d’être encerclé, le bataillon doit tenter une percée vers l'ouest, suivant la côte. Le bataillon est scindé en deux, une avant-garde et une arrière-garde, entre les deux, 5 000 réfugiés civils. Les Français sont soutenus par deux navires de la Kriegsmarine qui martèlent le sommet des falaises où se trouvent les troupes soviétiques ainsi que quelques points de résistance sur la plage. Le Haupsturmführer Roy, avec quelques chars Tigres et Panther de diverses divisions, tiendra le dessus des falaises, avec l’aide de parachutistes allemands. Les Français ouvrent la marche de toutes leurs forces, des morts encore. La percée sera terrible.

12 mars 1945

Dievenow est enfin en vue, ils rejoignent quelques troupes de la Wehrmacht et des Waffen-SS. Ils traversent l'Oder sur des bateaux et arrivent enfin à Korlzow, sur l’île de Wollin puis le jour suivant Swinemunde. La sanglante bataille de Poméranie est finie. Ils viennent de sauver 5 000 civils.

Cela sera remarqué par le Reichführer SS Heinrich Himmler "Tenant pendant quarante huit heures Korlin, les SS français ont permis l’exécution des plans de l'OKW. Le sacrifice des centaines de camarades disparus n'a pas été inutile."

La réorganisation de la "Charlemagne" derrière la ligne de la défense est allée de pair avec de grandes difficultés. Beaucoup d'anciens Miliciens ne veulent plus continuer le combat. Le moral est cassé. Krukenberg relève les SS français de leur serment. 400 hommes finiront la guerre dans des unités du génie militaire.

Autre site anglais sur les batailles dans la région de Schlochau, avec des cartes des fronts :     http://freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~pommerninterestgroup/Menu/WWII/index.html

 

DOCUMENTS SUR LE CAMP (sources Archives de CAEN)

 

Rapport de l'ADJUDANT KARR

 

 

  DESCRIPTION DU CAMP

 

 

 

Après la guerre, L' Amicale des Prisonniers de Guerre du STALAG IIB

 

 

 

REVIENDRONS-NOUS UN JOUR ?

(Air : « Lily Marlène »)  de Marius BAILLY, Stalag IIB, Hammerstein 1944.

I

  Les années coulent

  En captivité

  Les heures déroulent

  Leur fil désenchanté

  Et tous nos espoirs tour à tour

  Se sont envolés sans retour :

  Reviendrons • nous un jour ? (bis)

 

II

Inexorable   

Le temps passe sur nous

Et nous accable

Sous  le  plus dur des jougs

Et chaque instant devient plus lourd

A désespérer du retour :

Reviendrons - nous un jour ? (bis)

 

 

III

Quand l'espérance

Quitte nos coeurs las,

Songeons à la France    ,

Qui ne nous oublie pas.

Gardons lui bien grand notre amour

Nous aurons aussi notre tour :

Nous reviendrons un jour I (bis)

 

LE PLUS BEAU DE TOUS LES INSTANTS DU MONDE

(Air : « Le plus beau de tous les tangos du monde,.. »)  Marius BAILLY,  Rowen bei  Rumske, 1942.

I

Nous que la guerre

A exilés

Sommes tous frères

Meurtris, trompés

Mais l'on espère

En l'avenir

Le jour qui  doit venir.

 

Refrain

 

Le plus beau de tous les instants du monde

C'est celui où d'ici l'on partira,

Et partout, à mille lieues à la ronde

Notre joie dans le ciel retentira.

Car tout l'espoir dont nos cœurs sont emplis

Jaillira en un immense cri

Dont nous saluerons le si beau jour

Du Retour

Le plus beau de tous les instants du monde

C'est celui où d'ici l'on partira.

II

Car l'espérance

Est notre lot

Et vers la France

Au ciel si beau

Nos cœurs s'élancent

D'un seul amour

Confiants dans le retour.

A consulter :

La CONVENTION de GENEVE :  http://www.icrc.org/DIH.nsf/FULL/305?OpenDocument

Site Wikipédia Stalag IIB en Anglais, paragraphe Evacuation et libération.

http://darbysrangers.tripod.com : Voir dans la page "Lien", l'adresse de ce site traduit en français.

  • SOURCES

  • Archives de CAEN et du CICR

  • Chants recueillis à la BNF par P. Guillotin

  • http://perso.orange.fr/aetius/kg/KG0.htm :  Une mine d'informations sur les prisonniers de guerre et la liste des camps, etc...

  • Yves Durand " LA CAPTIVITE Histoire des prisonniers de guerre français 1939-1945 " Edité en 1980 par la Fédération Nationale des combattants Prisonniers de Guerre et Combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc.

  • Yves Durand "La vie quotidienne des Prisonniers de Guerre dans les Stalags, les Oflags et les kommandos 1939-1945" Editions Hachette

  • François De Lannoy " Un million de prisonniers de guerre français MAI 1945 LA LIBERATION DES CAMPS " Editions Heimdal Avril 1995

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